La route nous ramène le long du lac Baïkal. Les berges sont magnifiques. Les coins à bivouac sont nombreux, trop nombreux, on ne sait où s'installer! La soirée promet d'être belle et fraîche, une petite bise souffle un peu. On s'installe à l'abri du vent, sous quelques pins. Une voiture de police s'arrête à quelques mètres de nous. Le policier nous parle dans un haut parleur, en russe, nous lui faisons signe que nous ne comprenons rien. Il descend de sa voiture. Do you speak english? Yes a little ! Et là, grand blanc, il cherche ses mots, mais ça vient pas. On sourit, cherche à l'aider et ça finit dans un grand éclat de rire. Fire fire, arrive t il a dire en montrant un gros nuage de fumée au loin. Ok no fire here. Il nous fait comprendre qu'on doit bien nous enfermer la nuit, pour se protéger de quoi, de qui? On ne le saura jamais. En partant, il se marre et nous mime que nous allons nous cailler!
La nuit fut fraîche en effet, et très calme. Des pêcheurs sont installés à côté de nous. Nous ne les avons même pas entendus arriver. Nous trempons les pieds dans l'eau, wahou! qu'elle est fraîche et pourtant l'eau est si claire et si attirante...
On repart. La route longe le lac et ses plages de sable clair. L'eau transparente nous hypnotise. Un arrêt s'impose. Un léger souffle de vent nous fait supporter une polaire mais l'appel de la baignade est le plus fort. On remet les pieds dans l'eau, les genoux et Christian se lance. Plouf il a plongé, j'en reviens pas. L'eau est gelée, 15, 16 degrés max. Il sort la tête de l'eau, il n'a plus ses lunettes de vue. En plongeant, il les a perdues. Sans lunettes, il ne voit rien et ne peut les retrouver au fond de l'eau. Me voilà obligée d'y aller aussi. Nous cherchons un bon moment ces foutues lunettes, mais la température de l'eau ne nous autorise pas à rester plus longtemps dans le lac. Les lunettes sont bel et bien perdues! Christian devra se passer de lunettes de soleil à sa vue le reste du voyage.
Nous continuons notre route jusqu'à Oust Bargouzine, petit village aux rues droites et perpendiculaires. Nous nous écartons du village et bivouaquons sur une belle plage de sable fin. Le vent est tombé, le soleil réchauffe, une baignade s'impose dans ce lieu paradisiaque. Ça fait du bien mais ça refroidit. Il paraît qu'en se baignant dans le Baïkal, on gagne 10 ans d'espérance de vie! C'est toujours bon à prendre ☺
Oust Bargouzine est le point le plus à l'est que nous atteindrons en Russie. Le lendemain, demi tour, direction la Mongolie!
Nous faisons un arrêt où Christian à perdu ses lunettes la veille et grâce à Bouddha nous les retrouvons. Au fond de l'eau, elles n'ont pas bougé. Ce sera notre dernière baignade dans le Baïkal, enfin au moins pour cette année!
A midi, on se régale avec de l'omoul, poisson du Baïkal fumé ou séché. Un délice. Arrivés à Oulan Udé, dernière ville avant la frontière mongole,une vidange moteur s'impose. Ici seule l'huile est facturée, le service est gratuit ! Nous dormons à côté du Datsan d'Ivolga, temple bouddhiste érigé sur demande de Staline en 1946 sur un terrain marécageux !
C'est aujourd'hui que nous rentrons en Mongolie ☺
Je me mélange dans le décompte de km qui nous reste jusqu’à la frontière, l'émotion sûrement!
18 juin 2016, 13h30 après 10400 km nous arrivons au poste frontalier. 15h40 nous sommes en MONGOLIE
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| l'Omoul : peu appétissant à 1ère vue mais tellement bon |
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| omoul fraîchement péché |
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| et fraîchement fumé ;) |
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| bivouac |
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| l'eau est fraîche! |
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| bivouac tranquille sous les pins |
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| avant |
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| après |
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| l'hiver sera froid... |
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| terrain de jeu |
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| une p'tite vidange |
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| moulin à prières |
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| Temple d'Ivolga |
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| pédiluve pour voiture, frontière Mongole |
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| Mongolie |
😀